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Comment mêler tatouage et véganisme ?

Le tatouage est aujourd’hui rentré dans les mœurs et n’en finit pas de nous coller à la peau. Considéré comme un art à part entière, il accompagne aussi un certain art de vivre qui permet d’afficher ses convictions. Il est possible de se faire tatouer sans déroger à ses valeurs avec des encres naturelles qui respectent l’engagement contre la souffrance animale par exemple. Alors, comment mêler tatouage et véganisme ? Est-ce possible ? On vous dit tout.

Vous avez dit véganisme ?

Plus de 3 % de la population française se déclare végan aujourd’hui. Les plus convaincus se trouvent plutôt chez les jeunes et plutôt chez les femmes et c’est aussi elles qui se font le plus tatouer. Le véganisme est bien plus qu’un régime alimentaire, c’est un choix de vie militant. On associe cette pratique le plus souvent à l’alimentation, mais cela va beaucoup plus loin pour les plus férus : ne plus acheter d’objets en cuir, de produits testés sur les animaux comme des cosmétiques par exemple. Et donc bannir tout produit animal de sa vie courante et tout matériel ayant été testé sur des animaux, cruelty-free en somme. Certains tatoueurs, eux-mêmes végans, en ont fait une spécialité de leurs pratiques professionnelles.

Se faire tatouer sans faire souffrir les animaux

Savez-vous que les encres industrielles sont de véritables formules chimiques contenant des métaux lourds (testés sur des animaux) et des produits issus des animaux ? Le charbon d’os par exemple, qui rentrait traditionnellement dans la composition des encres utilisées par les tatoueurs, est le produit de la calcination de toutes sortes d’animaux. Les feuilles de transfert contiennent de la lanoline, graisse issue de la laine de mouton. La légendaire encre de Chine renferme de la peau de lapin. La teinture rouge traditionnelle est le produit d’un broyage des cochenilles. Incroyable, non ?

Heureusement, se faire tatouer sans aller à l’encontre de son véganisme est aussi de plus en courant. Les professionnels utilisent alors du matériel et surtout des encres sans oxyde de fer, sans chrome, titane et autres métaux lourds. Elles ne contiennent pas non plus de charbon ni de gélatine. Bref, tous les composants d’origine animale ou ayant pu être testé sur les animaux sont exclus.

Les produits annexes : crèmes et désinfectants, plus difficiles

Si de plus en plus de personnes succombent au plaisir d’un tatouage, c’est aussi parce que la pratique est très encadrée avec des mesures d’hygiène stricte à respecter. Cela passe par l’utilisation de produits antiseptiques homologués par le code de Santé publique. Ils doivent aussi être végans ! Le tatoueur doit donc être véritablement dans une démarche globale, où tout est pensé pour éviter les produits issus de la souffrance animale. 

Quelques salons poussent le concept jusqu’au bout en n’utilisant pour l’entretien des locaux que des produits compatibles, des crèmes à base d’huile essentielle (attention aux allergies). Ils bannissent aussi le plastique. Une école de tatouage a même mis fin à une pratique ancestrale : l’entraînement sur peau de porc.

Des encres de qualité

Et tout cela ne se fait-il pas au détriment d’un tatouage de qualité ? Assurément pas ! Les pigments et les teintes tiennent aussi bien que les encres conventionnelles. Les leaders du marché proposent désormais une gamme végan. 

Attention cependant, si aujourd’hui tatouage et véganisme sont compatibles, cela ne veut pas dire que cela rime avec écologie. Car pour les produits de remplacement, le bio n’est pas toujours possible et un substitut chimique est parfois inéluctable. À prendre en considération si vous voulez sauter le pas.

Comment mêler tatouage et véganisme ?